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Oui,
arrête-toi, tu ne l’as pas volé.
Tu
ne peux vivre sans cesse dans la course et le bruit.
Ne
crois pas trop vite aux marchands de soleils.
Les
vraies vacances ne se mesurent pas au nombre de kilomètres.
Les
vraies vacances, ce sont les vraies amis ;
ça
ne se vend pas, ça ne s’achète pas.
On
peut râler sous le soleil et chanter sous la pluie.
Savoure
les petits bonheurs, les grands coûtent trop chers.
Apprends
à t’aimer toi-même et entraîne-toi ainsi à aimer les autres.
Embrasse
la vie,
réconcilie-toi
avec elle, la tienne et celle des autres.
Habille
ton regard de lumière et ton coeur de silence.
« Il
nous faut écouter l’oiseau au fond des bois, le murmure de l’été,
le
sang qui monte en soi ».
Et
quand ton coeur est à marée basse,
dans
une zone de tristesse que tu ne peux expliquer,
prends
patience avec toi-même.
Va
au rythme de la mer. Attends la marée haute.
Bannis
l’inquiétude, cesse de te tourmenter.
Tu
n’as pas si mal travaillé. Tous ceux que tu as aidés à grandir,
laisse-les
faire, laisse-les se faire. Laisse Dieu les faire :
il
chemine en eux mystérieusement.
Gare
ta vie au soleil
Revue
Chantecler, juillet 2000
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